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En vue de l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement dès générations en agriculture, j’ai souhaité réunir à ma permanence les responsables des syndicats agricoles du Cambrésis.

Nous avons pu échanger sur les revendications des agriculteurs français et évoquer les axes d’amélioration.

Le texte ne va pas assez loin quant aux besoins d’une filière qui souffre :

Il faut de réelles mesures de simplification administrative : les dossiers d’aides de la PAC ou encore d’installation sont soumis à des démarches administratives complexes qui découragent les bonnes volontés.

Une meilleure formation pas nécessairement plus longue : la création du Bachelor ne fait qu’accentuer la déconnexion existante entre la formation et le métier d’agriculteur. Les jeunes agriculteurs ont besoin d’être sur le terrain pour se former. La création d’un nouveau diplôme ne répond pas aux réels enjeux de l’installation de jeunes agriculteurs.

Des contraintes environnementales toujours plus lourdes : la surtransposition pèse sur nos agriculteurs. La production française ne doit pas être pénalisée face à la concurrence européenne. Le texte n’évoque pas cet aspect.

En résumé, le texte ne répond pas à l’heure actuelle aux attentes d’une profession en danger même s’il comporte quelques mesures de bon sens comme la délégation des actes vétérinaires.

Nos agriculteurs ont besoin d’une feuille de route claire s’agissant des revenus agricoles ou de la surtransposition.

Je ne manquerai pas d’être vigilant tout au long des débats sur notre Agriculture afin de protéger nos agriculteurs !

Merci aux Jeunes Agriculteurs de Cambrai et à la FDSEA 59-62 d’avoir partagé leurs positions qui nourriront ma réflexion !